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Une voiture à bord ? Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cécile   
Pouvoir garer sa voiture sur sa péniche est une forme supplémentaire d’autonomie. En zone urbaine, mettre sa voiture sur son bateau peut être à la fois une forme de sécurité et une économie de garage ou de contravention. Dans une zone rurale, au contraire, il s’agit d’un moyen intéressant pour un long séjour dans la nature.
    
Lors de la navigation, la voiture est immobilisée par des cales, bien que le frein à main soit suffisant. La disposition la plus pratiquée est la voiture à l’air libre et en travers sur le pont. Elle permet une mise à terre facile. Une freycinet dispose de 5 mètres de large. On peut y placer un véhicule d’une longueur allant jusqu’à 4,70 mètres, soit pratiquement tout type de voiture. Le pare-chocs s’aligne à la bordaille et laisse suffisamment de place pour circuler à l’autre extrémité. Sur une péniche plus petite, il faut réduire ses ambitions et ne pas dépasser la catégorie des 3,70 mètres. Une voiture moyenne pèse environ une tonne, ce poids réparti sur un bateau de 25 x 4 m l’enfonce de un à deux insignifiants centimètres.

Il existe plusieurs moyens d’effectuer les manœuvres d’embarquement et de débarquement. La grue, hydraulique ou manuelle, fait souvent partie de la péniche lors d’un achat à un marinier. A défaut, il est possible de placer une grue  de camion, dont l’installation et la modification sont à faire par un hydraulicien. Il dérivera un circuit d’huile existant sur la pompe haute-pression du moteur. Deux personnes sont indispensables à la manœuvre, la première guidant celle qui grute. Cette technique n’est pas conseillée à ceux qui ne l’utiliseraient que rarement. Elle nécessite un entretien régulier, la surveillance de l’hydraulique et n’est pas facile d’utilisation.

S’il n’y a pas de grue sur le pont, deux simples glissières suffisent pour relier le bateau au quai. Pour descendre sur une berge, il faut voir quel est son éloignement et quel dégagement elle offre à la voiture. Les glissières étant longues et rigides, donc très lourdes, les manipulations sont assez pénibles. Ce système reste assez acrobatique.

Il existe également des rampes à voitures en dur, mais elles sont rares. Ce sont de petites constructions avec trois rampes aboutissant au bord de l’eau, au ras d’un quai. Elles correspondent à la hauteur d’un pont de freycinet selon qu’elle soit chargée, demi-chargée ou lège . Afin d’immobiliser le bateau, plusieurs bollards  sont situées de part et d’autre de la construction.

Cependant, la solution la plus simple est de descendre à une écluse. Lorsque le bord du bajoyer  est exactement au niveau du pont, on arrête les manœuvres. Dans ce cas de figure, un bon amarrage est obligatoire. Lorsque les amarres du bateau sont raidies, la voiture peut glisser à terre sans que des glissières ou plaques soient utiles. Il vaut mieux sortir ou entrer sur le bateau en deux temps.

Le train avant entame la marche, il faut marquer quelques secondes d’arrêt le temps que le bateau se stabilise et le reste de l’auto vient ensuite. Cette manœuvre est tellement aisée qu’elle ne nécessite personne d’autre que le conducteur. Le seul souci apparaît lorsque l’écluse est bordée de parterres fleuris. Il n’est alors possible de sortir sa voiture qu’en roulant sur les plates-bandes.

 
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