powered_by.png, 1 kB
Accueil arrow Les travaux
Le gros oeuvre Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 6
Écrit par Cécile   
structure bateauL’aménagement d’une péniche se différencie par deux tendances distinctes. La première est considérée comme ostentatoire. Dans ce cas, tout sera exagéré : des découpes dans la coque au jardin d’hiver, en passant par la piscine sur le pont ou le choix de couleurs extravagantes. La deuxième tendance promeut le respect de la base de départ. Il s’agit d’altérer au minimum l’image du bateau : de petites ouvertures dans la coque, pas ou peu de surélévation du pont, la couleur d’origine… permettant au bateau de se fondre dans le paysage des navires de commerce fluviaux. Ce dernier parti pris est plus répandu, car plus abordable et plus discret, à l’image de la majorité des pénichards.

Le gros œuvre comprend toutes les modifications à faire sur chantier naval. Il s’agit de l’étape la plus importante de la transformation d’une péniche en bateau-logement.
Lire la suite...
 
Les travaux sur la coque Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 8
Écrit par Cécile   

FavoriseGénéralement, le matériau utilisé est l’acier. Il existe deux types de coques : rivées et soudées. Actuellement, on ne fabrique plus de coques rivées, la soudure étant moins vulnérable à la corrosion. Mais l’aspect ancien, donnant un cachet esthétique supplémentaire à une péniche, explique l’attrait important pour les coques rivées.

Une peinture impeccable n’est possible qu’en sablant une coque soudée, mettant à nu le métal et permettant une surface parfaitement lisse. Par contre, ce processus est fortement déconseillé pour une coque rivée. Cela pourrait donner du jeu aux rivets, collés grâce aux couches successives des peintures précédentes.

Lire la suite...
 
Les baies latérales et zénithales Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 8
Écrit par Cécile   
hublotsAfin de laisser pénétrer la lumière dans le bateau et de permettre la vue sur le paysage, il est essentiel de percer la coque. Il faut prévoir toutes les ouvertures dès la conception pour les faire découper au moment du gros-œuvre. Une fois l’isolant posé, il ne sera plus possible de modifier la coque. Sur les freycinets, les ouvertures peuvent se faire dans la bordaille  et dans les superstructures  s’il y a deux étages. Idéalement, les ouvertures sont percées entre les structures verticales de la coque. Il est néanmoins possible de découper ces structures afin de réaliser des baies de plus grandes dimensions. Quelle que soit la taille de la baie, il est préférable de placer un plat métallique faisant office de raidisseur afin de ne pas déforcer la coque de la péniche. Il se place horizontalement et sert également d’assise au futur châssis, permettant de réaliser un meilleur travail d’étanchéité. En ce qui concerne les hublots, il faut les poser légèrement en retrait et souder sur la découpe une pièce de jonction de quelques centimètres en tôle pliée. Celle-ci doit être conique et non cylindrique, sinon de l’eau pourrait stagner dans sa partie inférieure.
Lire la suite...
 
La passerelle Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 2
Écrit par Cécile   

La passerelle est le passage obligé pour retourner à terre. C’est un élément essentiel du bateau. L’emplacement est déterminé suivant la distance et la hauteur qui sépare la péniche du bord.

Pour un stationnement prolongé, la construction, en métal ou en bois, peut atteindre un mètre de large. Il est préférable qu’elle comporte un garde-corps et un portillon, situé en son milieu. Souvent, elle est construite par un chantier naval. Cependant, rien n’empêche une construction artisanale. Certains confectionnent leur passerelle avec deux échelles en aluminium, dont l’une sert de garde-corps, et des roulettes pour la remettre facilement sur le pont lors des départs.

Un autre moyen d’accéder du pont à la berge est d’utiliser la sauterelle de la péniche, si elle existe encore. Il s’agit d’une longue barre généralement en métal, fixée sur un axe solidaire au bateau et pivotant horizontalement. Un talon se place à l’extrémité, l’autre pied propulse l’utilisateur qui décrit un arc de cercle afin de rejoindre la rive. Pour le retour, il se place de la même manière et se tire à l’aide d’une cordelette. La sauterelle permet de descendre à terre sans avoir à amarrer le bateau. Il s’agit néanmoins plus d’un système de secours que d’un accès normal et facile pour regagner la péniche. Il est cependant beaucoup plus sûr qu’une planche mise en équilibre.

 
La terrasse sur le pont Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 4
Écrit par Cécile   

terrasse pénicheLe pont, surface horizontale recouvrant le volume de la coque, peut être aménagé, permettant aux habitants de profiter pleinement de la vie sur un bateau.  Il doit toujours être bombé afin d’éviter la stagnation des eaux de pluie.

Le pont est souvent recouvert d’une terrasse. La tôle est à proscrire, ce matériau étant impraticable l’été (à cause de la chaleur accumulée) et l’hiver (à cause du risque de verglas). Dès lors, Il est préférable de poser un plancher en bois de type bankiraï, de cèdre ou de teck. Il protège les écoutilles  et crée une circulation d’air frais entre le plancher et la toiture de la péniche, évitant un réchauffement permanent de la toiture et du logement. Il est également possible de créer une toiture-terrasse. Sur les navires à quai, il est possible d’installer de grandes plantes telles que des lilas, des rosiers, des oliviers ou du bambou dans des bacs bordant la terrasse. Il est bon de garder libres quelques écoutilles libres pour le passage des meubles, surtout si l’on compte conserver les escaliers raides et étroits d’origine.

Lire la suite...
 
Le lestage Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 18
Écrit par Cécile   
Un bateau vide s’enfonce de moins de 50 centimètres dans l’eau. Cela signifie que les pales de l’hélice sortent de l’eau, que la prise au vent est trop importante pour manœuvrer facilement et que le passage sous les ponts devient impossible. C’est pourquoi les mariniers naviguant à vide sont obligés de ballaster . Il faut donc enfoncer le bateau de 50 centimètres supplémentaires lors d’une transformation, et même avec d’immenses cuves d’eau, on est loin du compte. Il est donc nécessaire de lester le bateau. Il confère à la péniche une meilleure stabilité, l’empêche de tanguer démesurément et lui assure un tirant d’eau  convenable. Pour enfoncer une péniche de type freycinet d’un centimètre, il faut la charger d’environ 1,6 tonnes. En tenant compte des aménagements, il faut donc ajouter une moyenne de 60 à 80 tonnes de lest. Cela équivaut à acheter quelque chose sans intérêt, qui prendra de la place,  entre le fond du bateau et le plancher, et qui sera transporté pour rien. Il s’agit cependant d’une conséquence obligatoire au détournement d’une péniche de transport en habitation. Tous les lestages sont d’abord posés sur une couche de graisse (calfon), puis aspergés d’huile afin d’entretenir une atmosphère huileuse dans le fond de la cale. Cette technique permet aux matériaux de ne pas endommager la coque par frottements et de lutter contre la rouille.
Lire la suite...
 
Un ou deux niveaux ? Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 5
Écrit par Cécile   
2 niveauxLe lestage et l’équipement embarqué provoquent un enfoncement d’un mètre. Le franc-bord  reste assez haut pour recevoir de grandes ouvertures latérales. L’aménagement d’une péniche se fait généralement sur un seul niveau, l’espace disponible étant suffisant. Mais il est possible d’en doubler la surface en créant un rez-de-chaussée dans la cale et un étage un peu plus bas que le niveau du pont. Néanmoins, cette décision n’est pas à prendre à la légère. L’ajout de superstructures augmente le tirant d’air et ne permet plus le passage sous tous les ponts. La hauteur libre  sous les ponts ne pouvant pas excéder 3,40 mètres, le domaine navigable du bateau serait donc énormément réduit. Au-delà de cette limite, tout doit être démontable : véranda, cheminée, antenne…
Lire la suite...
 
La disposition des espaces de vie Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 6
Écrit par Admin   
Moyennant quelques transformations, le logement du marinier et la cabine de pilotage sont utilisables.
L’espace offert à l’habitation étant immense, l’aménagement peut être à l’image d’une maison avec ses pièces en enfilade, desservies par un couloir ou celle d’un loft, laissant l’espace de la cale totalement libre. Lors de la conception du plan d’habitation, il faut prévoir les endroits où se trouveront les différentes pièces, ainsi que l’emplacement des différentes ouvertures vers la lumière extérieure.
Lire la suite...
 
L'isolation thermique et acoustique Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 25
Écrit par Cécile   
Il est indispensable de réaliser une isolation thermique. En effet, cette grosse boîte de fer a tendance à surgeler l’hiver et à surchauffer l’été, la couleur de la bordaillle accentuant encore l’effet de four solaire. De plus, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur d’une paroi provoque de la condensation, l’eau étant dangereuse pour le métal de la coque.
Dans un bateau, comme dans une maison, les déperditions calorifiques sont différentes suivant les endroits. L’isolation du plafond est prioritaire, ce dernier étant responsable de près de 50% des pertes. Néanmoins, aucune des autres surfaces (flancs, vitrages, sols) ne doit être négligée.
Lire la suite...
 
L'emménagement Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 29
Écrit par Cécile   

aménagement pénicheLes tjalks, les spits et les luxemotors sont des bateaux dont la hauteur de cale est assez faible. La plupart des meubles hauts n’y trouvent pas leur place.

Il est indispensable de garder en mémoire le roulis auquel tout bateau est soumis. Cela influencera la manière dont les meubles seront choisis et remplis. En effet, il existe de nombreuses causes aux bris de vaisselle ou autres tels qu’un abordage, un coup de vent, une entrée d’écluse ratée...

Lire la suite...
 
Les sols Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 6
Écrit par Cécile   

Normalement, lors de l’achat d’une péniche, il est pourvu d’un tillac . Il est bien entendu possible de le restaurer et d’en faire un revêtement de sol à part entière. S’il est trop abîmé ou s’il ne convient pas aux nouveaux propriétaires, la solution est de poser un nouveau revêtement sur cet ancien plancher, voire de le retirer afin de profiter de la sous-structure pour y poser le nouveau.

Il ne faut pas perdre de vue l’aspect amovible de ce plancher pour permettre un accès à la cale. Un plancher en bois vissé est donc plus pratique qu’un plancher collé ou cloué.

Malgré leur mauvaise tenue dans le temps, le linoléum ou le tapis plain peuvent aussi être posés. Le plancher d’origine sera néanmoins remplacé par des panneaux de bois ignifuges sur lesquels sera fixé le matériau souple voulu.

 
Les parois latérales Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 11
Écrit par Cécile   

La paroi d’acier peut en dérouter plus d’un. En effet, il n’est pas possible d’y cheviller quoi que ce soit. Il faut soit souder des pattes, soit percer les membrures pour y visser les supports des cloisons.

La couche d'isolant étant installée, il faut entamer le vaigrage ou doublage intérieur des coques. Les vaigres sont les planches ou les panneaux de bois qui composent les parois latérales de la péniche. Elles se placent à distance des membrures, pour laisser l’espace nécessaire à l’isolant et aux conduites techniques, ainsi que pour pouvoir être posées verticalement. Elles doivent être amovibles afin de pouvoir accéder aux différents câbles et tuyaux encastrés.

Il existe également des panneaux de bois composites comportant isolation, doublage et gaines électriques. Les fenêtres industrielles s’y posent facilement, car les épaisseurs correspondent. Ils sont vite mis en place. Les meilleurs ont un bardage en bois imputrescible, comme le cèdre rouge.

 
Les matériaux à éviter... Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 7
Écrit par Cécile   

Certains matériaux sont inappropriés pour différentes raisons. Le travail de la coque peut provoquer des fissures ou un déchaussement des carrelages, des panneaux de plâtre ou d’une dalle de béton. L’emploi d’un mortier souple n’acceptera les mouvements de la coque qu’un moment. De plus, ils ne permettent pas un démontage rapide et aisé, à moins de placer des trappes d’accès. Les matériaux trop lourds, comme les briques ou le béton, peuvent influencer la stabilité et l’horizontalité du bateau. Ils sont utilisables à condition d’avoir tenu compte de leur masse dès la conception. Viennent enfin ceux trop sensibles à l’humidité, comme les mousses à cellules ouvertes, certains composés végétaux (dont le bois non traité) ou des métaux qui s’oxydent rapidement. Ils doivent être insensibles aux vermines et champignons, ainsi qu’avoir une bonne résistance au feu.

En général, toutes les cloisons, latérales ou de séparation, sont réalisées en bois ou en métal. L’entretien d’un bois lasuré est beaucoup plus aisé que celui d’une tôle peinte.

 
© 2017 Habitat Fluvial
Joomla! is Free Software released under the GNU/GPL License.