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Articles - News - Informations sur l'Habitat Fluvial
L'accès aux services
L'accès aux commodités
salle de bain penicheTrois grandes options s’offrent aux pénichards : l’équipement tout-à-la-berge, un équipement complet à quai et léger pour le voyage ou, enfin, l’autonomie totale avec toutes les commodités. En fonction de ce premier choix, une catégorie de budget sera déterminée. La liberté a un prix.
De manière générale, lorsque les berges sont aménagées, un accès aux services est prévu. Elles sont généralement équipées de bornes, placées tous les 40 mètres, qui abritent les arrivées diverses d’eau, électricité ou téléphone. Les pénichards sont pratiquement tous d’anciens « terrestres », ils ont appris à vivre dans un certain confort et ne comptent pas se passer de ces services en abondance.
 
L’enlèvement des immondices
L'accès aux commodités
L’enlèvement des immondices est à négocier avec la commune. Si cela n’est pas possible, le pénichard devra apporter ses poubelles lui-même à la décharge ou aux écluses.
 
Les télécommunications
L'accès aux commodités
Depuis quelques années, le téléphone cellulaire ou GSM est devenu d’un accès tout à fait abordable et il est idéalement adapté à la vie mobile même si l’entièreté du territoire n’est pas encore desservie. Le téléphone fixe, utilisé dans la plupart des maisons, est aussi disponible sur un bateau-logement. Si un câble téléphonique passe à proximité de l’emplacement, une prise de chantier, dite prise foraine, pourra être placée devant la péniche. Si ce n’est pas le cas, il est possible de faire prolonger le réseau, aux frais du propriétaire. Il est également possible de ne pas avoir de câble entre la berge et le bateau grâce à un téléphone portable dont l’émetteur est placé sur la berge. Cela permet de pouvoir larguer les amarres sans avoir à s’en occuper. Evidemment, le bateau ne doit pas quitter le rayon d’action d’un tel téléphone.
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La circulation sur les voies intérieures
L'histoire de la batellerie

Voies interieuresDepuis la nuit des temps, l’homme construit des bateaux. Déjà durant la préhistoire, il avait pris conscience que ce moyen de locomotion lui permettait, autant sur rivière que sur mer, de faire du commerce, d’explorer d’autres terres ou de gagner des guerres. L’eau est surtout un moyen pour les premiers hommes de transporter de lourdes charges sans aucun effort : l’eau les porte, le vent ou le courant les pousse. Cela va faire rapidement évoluer les techniques de construction. On a retrouvé des pirogues monoxyles vieilles de 6 000 ans , des radeaux en bois et des barques d’une capacité de 60 tonnes. Ces différents types d’embarcation étaient mus par halage humain ou animal, à l’aide de rames, d’une perche ou de voiles ou plus simplement par le courant.

 

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Le courrier
L'accès aux commodités
Lorsque la berge est aménagée, une simple demande suffit pour que la poste distribue le courrier. La boîte aux lettres doit être placée sur la terre ferme, non sur le bateau. Si la berge n’est pas aménagée, comme les forains, il faut disposer d’une boîte à terre.
 
Une voiture à bord ?
L'accès aux commodités
Pouvoir garer sa voiture sur sa péniche est une forme supplémentaire d’autonomie. En zone urbaine, mettre sa voiture sur son bateau peut être à la fois une forme de sécurité et une économie de garage ou de contravention. Dans une zone rurale, au contraire, il s’agit d’un moyen intéressant pour un long séjour dans la nature.
    
Lors de la navigation, la voiture est immobilisée par des cales, bien que le frein à main soit suffisant. La disposition la plus pratiquée est la voiture à l’air libre et en travers sur le pont. Elle permet une mise à terre facile. Une freycinet dispose de 5 mètres de large. On peut y placer un véhicule d’une longueur allant jusqu’à 4,70 mètres, soit pratiquement tout type de voiture. Le pare-chocs s’aligne à la bordaille et laisse suffisamment de place pour circuler à l’autre extrémité. Sur une péniche plus petite, il faut réduire ses ambitions et ne pas dépasser la catégorie des 3,70 mètres. Une voiture moyenne pèse environ une tonne, ce poids réparti sur un bateau de 25 x 4 m l’enfonce de un à deux insignifiants centimètres.
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Les démarches administratives
Les démarches administratives
En Belgique, il n’existe pas de réglementation technique, ni à la construction, ni à l’entretien, ni à la navigation. Seules les compagnies d’assurances imposent des normes : le jaugeage. La France possède un règlement sur lequel il est bon de se baser, autant par sécurité que si on veut passer la frontière.
 
L'électricité
L'accès aux commodités

Afin d’alimenter tous les appareils électriques, une installation classique en 220 volts est nécessaire. Cependant, l’eau occasionnant un risque accru de panne ou d’électrocution, la prudence exige une multitude de protections de sécurité telles que des disjoncteurs différentiels, des commutateurs automatiques, voire des alarmes. Aucun câble électrique ne peut être disposé au fond de la cale, il est préférable de les installer le plus haut possible au-dessus de la ligne de flottaison.

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Les eaux usées
L'accès aux commodités
La loi belge n’interdit pas le rejet des eaux usées dans le cours d’eau, mais tôt ou tard, la réglementation se durcira. Par esprit citoyen, autant que par prévention, une petite station d’épuration ou au moins une cuve de rétention sont à prévoir.
L’épuration s’effectue en deux phases : un pré-traitement anaérobie, suivi d’une épuration aérobie. Tous les effluents sont décantés dans la fosse de pré-traitement. Des rames de textiles sont immergées dans le compartiment de traitement où des bactéries épuratoires croissent sur des fibres non-tissées. L’apport d’oxygène augmente les performances du système. Durant la dernière phase, le chlore élimine les germes pathogènes. Ce dispositif contient une pompe de relevage indispensable pour le renvoi des eaux, ainsi traitées, au-dessus du niveau de l’eau. En fonction du nombre d'occupants, les prix varient entre 2 300 et 3 400 €. Certains utilisent un wc à broyeur, qui n’épure rien, mais qui rejette les déchets plus discrètement.

Les toilettes, douches et baignoires sont généralement installées sous la ligne de flottaison. Une station de relevage est donc nécessaire pour permettre l’évacuation des eaux usées en dehors du bateau, à moins de surélever tous ces équipements.
 
Bienvenue sur le site de l'habitat fluvial en Belgique
Le site web
fluvial penicheLe contenu de ce site est basé sur le travail de fin d'étude de Cécile Vannieuwerburgh, étudiante à St-Luc. Il présente les démarches et les travaux nécessaires à la réhabilitation d’un moyen de transport commercial en logement.

Les gens ordinaires vivent sur terre, mais certains ont pris le parti de vivre différemment, à bord d’une péniche réaménagée. Leur but est de posséder un logement insolite, pratique, confortable, collant aux besoins du propriétaire, exprimant sa personnalité et relativement bon marché.

Avant d’éclaircir les différentes étapes de la transformation, il paraissait important de raconter brièvement l’histoire de la construction des canaux et du transport fluvial, de présenter les grandes familles de péniches et de dévoiler la manière dont les bateliers vivaient à bord. Le contexte dans lequel les bateaux ont été transformés en habitation clôture cette première partie.

Une autre partie du site analyse la dimension psycho-sociologique de la vie sur l'eau sur l’eau et du nomadisme induit par ce logement flottant. Elle expose également les divers avantages et inconvénients à cet habitat alternatif.

La dernire partie est la plus conséquente. Une première rubrique confie comment acquérir et choisir une péniche . Il est suivit par les nombreuses démarches que doit entreprendre un futur pénichard  afin de stationner , de s’assurer et d’accéder aux différents services (eau, électricité, télécommunication, enlèvement des immondices).

Enfin, les étapes de la réhabilitation sont amorcées. Les travaux extérieurs concernent la coque et les ouvertures percées pour la lumière , ainsi que l'agencement de la terrasse sur le pont , le « garage » et la passerelle .

L’aménagement intérieur consiste, lui, à lester le bateau, décider du nombre de niveaux d’habitation et de la disposition des différentes fonctions . Avant la présentation des techniques d’isolation thermique et acoustique , quelques lignes exposent les matériaux dont l’emploi est à éviter à bord. Ensuite, sont traités les sols et des parois murales . Cette partie se conclut par une rubrique sur l’emménagement et l’entretien d’un bateau-logement.

Pour poursuivre vos recherches, vous pouvez également consulter les sources du travail de Cécile ou poser vos questions dans le forum.

Vous pouvez également consulter la liste de liens vers d'autres sites pour choisir un chantier naval, explorer les pistes de solutions durables axées sur l'habitat fluvial, des sites liés à la navigation fluviale , des blogs , des sites web et d'autres forums sur ce même thème, visionner des vidéos en ligne , acheter des livres ou des DVD . Bref de quoi faire le plein d'infos !

 
Le chauffage
L'accès aux commodités

Les mariniers se sont toujours bien chauffés, surtout lorsqu’ils transportent du charbon ou du fuel car la coutume les autorise à prélever dans la cargaison ce qui leur est nécessaire. C’est pourquoi il y a toujours un poêle à charbon ou une cheminée dans le logement d’origine et qu’un rouf n’est jamais isolé.

Le chauffage n’exige pas d’être surpuissant sur un bateau. En effet, près d’un tiers de la surface extérieure baigne dans un milieu à température presque constante : l’eau.

 

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L'eau potable
L'accès aux commodités

Toutes les péniches possèdent des cuves où est stockée l’eau potable. Celles-ci ont une capacité entre 1 000 et 5 000 litres. La quantité n’est pas un problème pour une péniche lestée  à l’eau qui peut contenir jusqu’à 30 000 litres. Le plus fréquent est une cuve confectionnée sur toute la largeur du bateau (4 m), à l’arrière, sur 50 centimètres de long et sur 60 centimètres de haut, offrant déjà une capacité de 1 200 litres. Le fait de la situer devant la cale à moteur permet de réduire en partie la transmission des bruits mécaniques vers les parties habitées. Selon le plan d’aménagement, chacun peut disposer d’autres cuves à des endroits différents. Il est important de réaliser un pontage entre toutes les cuves et d’équilibrer leurs masses respectives pour maintenir l’horizontalité du bateau, élément à prendre en compte pour tous les réservoirs (fuel, eaux usées…).

 

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Adresses utiles
Les démarches administratives

ADRESSES UTILES

Service public fédéral – Mobilité et Transports
"City Atrium" - Rue du Progrès, 56
1210 Bruxelles
Tél : 02/277.31.11
E-mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
http://www.mobilit.fgov.be

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Les sources
Le site web

Les sources du travail de Cécile

Ouvrages imprimés
•    DER BEDROSSIAN Annie, MANTOUANI Francesca, MERCIER Cendrine, Paris Péniches, Genève, Edition de la Martinière, Minerva – Architecture et Décoration, 2003, 176pp.
•    LORENZO Annie, Profession ? Marinier, Ch. Massin, s.l.n.d, 96pp.
•    MET – Direction Générale des Voies Hydrauliques – Division des Etudes et des Programmes – Direction de la coordination, La Navigation de Plaisance en Région Wallonne, Namur, Edition du MET, 2007, 74pp.
•    PAPAZIAN André, Péniches de chez nous, Europe, E-T-A-I, 2006, 160pp.
•    SIMON Michel-Paul, Habiter Une Péniche, Guide Pratique, Technique et Administratif du Bateau Logement, Paris, Editions de L’Ecluse, 2006, 176pp.
•    VAN-ACKER Christine, Domiciliés à bord, Quorum, s.l.n.d, 126pp.
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Emission de télévision : "Vivre sur une péniche"
La vie sur l'eau

Sans ChichisDans l'émission Sans Chichis : "Je vis sur une péniche", découvrez les coulisses de l'aventure de la péniche Ange-Gabriel.

 
L'entretien du bateau
L'entretien

L’entretien d’une péniche demande une couche de peinture sur les œuvres mortes tous les deux ans afin de limiter la corrosion.

Tous les 10 ans, il faut la monter en cale sèche afin d’entretenir les œuvres vives. Cependant, il est préférable de le faire tous les 5 ans. Passé ce délai, la peinture ou le goudron de protection se dégradant, la corrosion commence à attaquer la coque. Cet entretien comprend un sondage et relevé des épaisseurs, un carénage et un goudronnage en deux couches. Cet entretien coûte entre 1 000 et 1 500 € en fonction du chantier naval.

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Les assurances
Les démarches administratives
Au regard de la loi, une péniche est considérée comme un bien mobilier, au même titre qu’une voiture. Elle est donc assurée comme un véhicule et non comme une maison. Cela explique également pourquoi les pénichards ne payent pas de taxes liées au revenu cadastral.

La responsabilité civile ne couvre pas le bien assuré mais les personnes et autres véhicules impliqués. Les contrats d’assurance comprennent généralement trois clauses particulières concernant les péniches : les frais de sauvetage, comprenant les frais engendrés par le sauvetage de naufragés ; les frais d’assistance, concernant le remorquage d’un bateau en cas de panne moteur ; les frais de retirement en cas de chavirage, prenant en charge le remorquage de la péniche jusqu’au chantier naval.
Une assurance incendie est une précaution élémentaire, au vu de la valeur du bien et de son contenu.

Le fait de transporter sa voiture sur le pont de son bateau est un risque supplémentaire pour l’assureur qui justifie une extension de garantie, dite « embarquement-débarquement » et qui dépend de la valeur de la voiture.
 
Un ou deux niveaux ?
Les travaux d'aménagement
2 niveauxLe lestage et l’équipement embarqué provoquent un enfoncement d’un mètre. Le franc-bord  reste assez haut pour recevoir de grandes ouvertures latérales. L’aménagement d’une péniche se fait généralement sur un seul niveau, l’espace disponible étant suffisant. Mais il est possible d’en doubler la surface en créant un rez-de-chaussée dans la cale et un étage un peu plus bas que le niveau du pont. Néanmoins, cette décision n’est pas à prendre à la légère. L’ajout de superstructures augmente le tirant d’air et ne permet plus le passage sous tous les ponts. La hauteur libre  sous les ponts ne pouvant pas excéder 3,40 mètres, le domaine navigable du bateau serait donc énormément réduit. Au-delà de cette limite, tout doit être démontable : véranda, cheminée, antenne…
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Lexique Fluvial
L'histoire de la batellerie

LEXIQUE BATELLIER

Amarre : corde munie d'une large boucle à chaque extrémité, utilisée pour sécuriser le bateau dans les écluses et l'attacher à la berge lors d'une escale

Ascenseur à bateaux : ouvrage permettant aux bateaux de franchir rapidement un fort dénivelé, sur le principe de l'ascenseur (à pistons, à flotteurs, funiculaire…)

Automoteur : bateau de commerce motorisé, par opposition au bateau tractionné, à la barge nue ou au convoi poussé. On distingue l'automoteur de canal, généralement de gabarit freycinet, et l'automoteur de rivière, plus grand et aux lignes plus élancées (campinois, rhénan, danubien, chaland de Seine...)

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La passerelle
Les travaux d'aménagement

La passerelle est le passage obligé pour retourner à terre. C’est un élément essentiel du bateau. L’emplacement est déterminé suivant la distance et la hauteur qui sépare la péniche du bord.

Pour un stationnement prolongé, la construction, en métal ou en bois, peut atteindre un mètre de large. Il est préférable qu’elle comporte un garde-corps et un portillon, situé en son milieu. Souvent, elle est construite par un chantier naval. Cependant, rien n’empêche une construction artisanale. Certains confectionnent leur passerelle avec deux échelles en aluminium, dont l’une sert de garde-corps, et des roulettes pour la remettre facilement sur le pont lors des départs.

Un autre moyen d’accéder du pont à la berge est d’utiliser la sauterelle de la péniche, si elle existe encore. Il s’agit d’une longue barre généralement en métal, fixée sur un axe solidaire au bateau et pivotant horizontalement. Un talon se place à l’extrémité, l’autre pied propulse l’utilisateur qui décrit un arc de cercle afin de rejoindre la rive. Pour le retour, il se place de la même manière et se tire à l’aide d’une cordelette. La sauterelle permet de descendre à terre sans avoir à amarrer le bateau. Il s’agit néanmoins plus d’un système de secours que d’un accès normal et facile pour regagner la péniche. Il est cependant beaucoup plus sûr qu’une planche mise en équilibre.

 
L'histoire de la "Péniche"
L'histoire de la batellerie
pénicheDepuis la fin du Moyen-Âge, des bateaux en bois sont construits pour exploiter les chemins d'eau qu'étaient les fleuves et les canaux. Leurs formes et leurs dimensions étaient adaptées au cours d’eau sur lequel ils devaient naviguer. Ils transportaient relativement peu de marchandises afin d’éviter un enfoncement trop important. Il arrivait également que l’on en construise certains destinés à ne faire qu’un seul voyage. Après déchargement, le bois était revendu comme bois de charpente ou comme combustible.
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La terrasse sur le pont
Les travaux d'aménagement

terrasse pénicheLe pont, surface horizontale recouvrant le volume de la coque, peut être aménagé, permettant aux habitants de profiter pleinement de la vie sur un bateau.  Il doit toujours être bombé afin d’éviter la stagnation des eaux de pluie.

Le pont est souvent recouvert d’une terrasse. La tôle est à proscrire, ce matériau étant impraticable l’été (à cause de la chaleur accumulée) et l’hiver (à cause du risque de verglas). Dès lors, Il est préférable de poser un plancher en bois de type bankiraï, de cèdre ou de teck. Il protège les écoutilles  et crée une circulation d’air frais entre le plancher et la toiture de la péniche, évitant un réchauffement permanent de la toiture et du logement. Il est également possible de créer une toiture-terrasse. Sur les navires à quai, il est possible d’installer de grandes plantes telles que des lilas, des rosiers, des oliviers ou du bambou dans des bacs bordant la terrasse. Il est bon de garder libres quelques écoutilles libres pour le passage des meubles, surtout si l’on compte conserver les escaliers raides et étroits d’origine.

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Le choix de la motorisation
L'achat
A l’achat du bateau, il vaut mieux mettre un peu plus pour avoir un moteur en état que de se lancer dans de grandes réparations ou dépendre d’un remorqueur pour tous ses déplacements. La remise en ordre du moteur doit se faire au chantier naval avant les travaux d’aménagement. Après, il ne sera plus possible de le sortir de sa cale. Ces moteurs sont généralement inusables.
Si un remplacement s’avère nécessaire, un moteur de camion, neuf ou usagé, est une bonne alternative.
Une puissance de 300 chevaux est une bonne base. Il existe néanmoins des moteurs plus puissants, mais ceux-ci sont plutôt destinés au transport commercial, car pour un conducteur occasionnel, une trop grande puissance rend les manœuvres et le passage aux écluses difficiles et délicats.
 
Les sols
Les travaux d'aménagement

Normalement, lors de l’achat d’une péniche, il est pourvu d’un tillac . Il est bien entendu possible de le restaurer et d’en faire un revêtement de sol à part entière. S’il est trop abîmé ou s’il ne convient pas aux nouveaux propriétaires, la solution est de poser un nouveau revêtement sur cet ancien plancher, voire de le retirer afin de profiter de la sous-structure pour y poser le nouveau.

Il ne faut pas perdre de vue l’aspect amovible de ce plancher pour permettre un accès à la cale. Un plancher en bois vissé est donc plus pratique qu’un plancher collé ou cloué.

Malgré leur mauvaise tenue dans le temps, le linoléum ou le tapis plain peuvent aussi être posés. Le plancher d’origine sera néanmoins remplacé par des panneaux de bois ignifuges sur lesquels sera fixé le matériau souple voulu.

 
Les baies latérales et zénithales
Les travaux d'aménagement
hublotsAfin de laisser pénétrer la lumière dans le bateau et de permettre la vue sur le paysage, il est essentiel de percer la coque. Il faut prévoir toutes les ouvertures dès la conception pour les faire découper au moment du gros-œuvre. Une fois l’isolant posé, il ne sera plus possible de modifier la coque. Sur les freycinets, les ouvertures peuvent se faire dans la bordaille  et dans les superstructures  s’il y a deux étages. Idéalement, les ouvertures sont percées entre les structures verticales de la coque. Il est néanmoins possible de découper ces structures afin de réaliser des baies de plus grandes dimensions. Quelle que soit la taille de la baie, il est préférable de placer un plat métallique faisant office de raidisseur afin de ne pas déforcer la coque de la péniche. Il se place horizontalement et sert également d’assise au futur châssis, permettant de réaliser un meilleur travail d’étanchéité. En ce qui concerne les hublots, il faut les poser légèrement en retrait et souder sur la découpe une pièce de jonction de quelques centimètres en tôle pliée. Celle-ci doit être conique et non cylindrique, sinon de l’eau pourrait stagner dans sa partie inférieure.
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Et le financement ?
L'achat

Un crédit pour un bateau logement est souvent difficile à obtenir…

A priori, dans la législation belge actuelle, on ne peut pas hypothéquer un bateau logement. Cela complique d'autant l'obtention d'un prêt. 

Les grandes banques (Fortis, ING) posent des conditions d'octroi de crédits partiiculièrement sévères : apport personnel élevé (30 à 50 %), prêt sur le solde contre la mise en hypothèque d'un bien immeuble. 

Une option est de passer par un courtier spécialisé ou de s'adresser à une agence bancaire située dans une ville à tradition batelière…. Elles sont souvent plus compréhensives.

Si certain d'entre vous ont des expériences personnelles en Belgique sur le sujet, n'hésitez-pas à les partager ! 

 
Les matériaux à éviter...
Les travaux d'aménagement

Certains matériaux sont inappropriés pour différentes raisons. Le travail de la coque peut provoquer des fissures ou un déchaussement des carrelages, des panneaux de plâtre ou d’une dalle de béton. L’emploi d’un mortier souple n’acceptera les mouvements de la coque qu’un moment. De plus, ils ne permettent pas un démontage rapide et aisé, à moins de placer des trappes d’accès. Les matériaux trop lourds, comme les briques ou le béton, peuvent influencer la stabilité et l’horizontalité du bateau. Ils sont utilisables à condition d’avoir tenu compte de leur masse dès la conception. Viennent enfin ceux trop sensibles à l’humidité, comme les mousses à cellules ouvertes, certains composés végétaux (dont le bois non traité) ou des métaux qui s’oxydent rapidement. Ils doivent être insensibles aux vermines et champignons, ainsi qu’avoir une bonne résistance au feu.

En général, toutes les cloisons, latérales ou de séparation, sont réalisées en bois ou en métal. L’entretien d’un bois lasuré est beaucoup plus aisé que celui d’une tôle peinte.

 
Le gros oeuvre
Les travaux d'aménagement
structure bateauL’aménagement d’une péniche se différencie par deux tendances distinctes. La première est considérée comme ostentatoire. Dans ce cas, tout sera exagéré : des découpes dans la coque au jardin d’hiver, en passant par la piscine sur le pont ou le choix de couleurs extravagantes. La deuxième tendance promeut le respect de la base de départ. Il s’agit d’altérer au minimum l’image du bateau : de petites ouvertures dans la coque, pas ou peu de surélévation du pont, la couleur d’origine… permettant au bateau de se fondre dans le paysage des navires de commerce fluviaux. Ce dernier parti pris est plus répandu, car plus abordable et plus discret, à l’image de la majorité des pénichards.

Le gros œuvre comprend toutes les modifications à faire sur chantier naval. Il s’agit de l’étape la plus importante de la transformation d’une péniche en bateau-logement.
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La disposition des espaces de vie
Les travaux d'aménagement
Moyennant quelques transformations, le logement du marinier et la cabine de pilotage sont utilisables.
L’espace offert à l’habitation étant immense, l’aménagement peut être à l’image d’une maison avec ses pièces en enfilade, desservies par un couloir ou celle d’un loft, laissant l’espace de la cale totalement libre. Lors de la conception du plan d’habitation, il faut prévoir les endroits où se trouveront les différentes pièces, ainsi que l’emplacement des différentes ouvertures vers la lumière extérieure.
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L'emménagement
Les travaux d'aménagement

aménagement pénicheLes tjalks, les spits et les luxemotors sont des bateaux dont la hauteur de cale est assez faible. La plupart des meubles hauts n’y trouvent pas leur place.

Il est indispensable de garder en mémoire le roulis auquel tout bateau est soumis. Cela influencera la manière dont les meubles seront choisis et remplis. En effet, il existe de nombreuses causes aux bris de vaisselle ou autres tels qu’un abordage, un coup de vent, une entrée d’écluse ratée...

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La construction des canaux
L'histoire de la batellerie
Construction canalChaque canal a une histoire propre. Creusés en premier lieu pour assécher les marais, ils reçurent ensuite une fonction de jonction (Canal du Midi) ou furent creusés parallèlement à des cours d’eaux non navigables (Canal de Willebroek). Leurs instigateurs furent tantôt des rois ou des hommes politiques, tantôt des ingénieurs ou des aventuriers. Ces constructions furent motivées par des desseins politiques, stratégiques ou idéalistes. Certains canaux furent conçus juste après avoir été imaginés. D’autres en revanche, mirent des centaines d’années avant d’être creusés ou ne restèrent qu’à l’état de projet suite à des guerres ou à un changement de gouvernement, mais aussi plus simplement par manque d’argent ou par l’impossibilité de résoudre un problème technique comme le franchissement d’une crête, par exemple.
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Un mode de vie "nomade" ?
La vie sur l'eau

vivre sur une penicheLes pénichards sont parfois mal considérés par les « terrestres » qui les assimilent facilement à des marginaux, voire à des SDF. Il faut dire que certains bateaux ressemblent parfois à des taudis.

Pourtant, ce ne sont en rien des nomades. Ils ont le statut des mariniers ou des forains. Les péniches (comme les roulottes) sont immatriculées et l’Administration impose la possession d’une boîte aux lettres permettant de recenser, taxer, verbaliser… les habitants de l’eau.

Posséder une maison mobile incite aux voyages, à se déplacer aisément pour le week-end ou les vacances. Changer de cadre en gardant ses meubles, assis sur sa terrasse en découvrant des paysages inconnus des automobilistes… Quoi de plus idyllique ?

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