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L'isolation thermique et acoustique Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cécile   
Il est indispensable de réaliser une isolation thermique. En effet, cette grosse boîte de fer a tendance à surgeler l’hiver et à surchauffer l’été, la couleur de la bordaillle accentuant encore l’effet de four solaire. De plus, la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur d’une paroi provoque de la condensation, l’eau étant dangereuse pour le métal de la coque.
Dans un bateau, comme dans une maison, les déperditions calorifiques sont différentes suivant les endroits. L’isolation du plafond est prioritaire, ce dernier étant responsable de près de 50% des pertes. Néanmoins, aucune des autres surfaces (flancs, vitrages, sols) ne doit être négligée.

Avant même d’isoler son bateau, le nettoyage en profondeur de la cale est primordial. Il s’agit d’enlever toute trace de la vie antérieure du bateau : laver les parois graisseuses dues à une cargaison de rouleaux de tôles, enlever la poussière due au transport de charbon ou d’un chargement de blé… Une fois l’intérieur propre, il est conseillé d’y appliquer une couche de peinture anti-rouille. Une solution plus économique est l’application d’huile ou de graisse à la façon des mariniers.

La technique d’isolation la plus efficace est d’accoler l’isolant à la coque. L’acier étant un pare-vapeur naturel, il ne permet pas la migration de la vapeur d’eau depuis l’extérieur. Il est intéressant de ménager une lame d’air entre l’isolant et la paroi intérieure. Cet espace engendre une circulation de l’air par des grilles de ventilation placées au pied ou au sommet de la cloison. Il faut veiller à ce que la ventilation soit assez efficace afin d’éviter tout problème de corrosion dû à la condensation.

Le flocage consiste en une projection d’un isolant sous forme de pâte collante et granuleuse. Elle est directement projetée sur la coque par une lance à air comprimé, garnissant les coins, noyant les soudures et recouvrant les renforts. Cette technique est la plus appropriée, mais aussi la plus chère. Ce système est également très lourd, on compte entre 8 et 10 tonnes pour isoler une freycinet.

Trois types de matériaux conviennent : la mousse de polyuréthane ingnifuge, la laine de verre et l’ouate de cellulose, qu’il est indispensable de recouvrir d’un pare-vapeur, l’humidité risquant de la détériorer. Le coût moyen d’une telle réalisation est de 30 €/m_.
Ceux qui réalisent leur isolation eux-mêmes lui préfèrent la laine de verre ou de roche en panneaux. Elles ont un bon pouvoir isolant et une bonne résistance au feu. Elles valent 5 €/m_.

La coque d’un bateau est raidie verticalement par des membrures , dont l’épaisseur minimale est de 5 centimètres. Doubler cette dimension afin d’installer l’isolant est nécessaire. Pour ce faire une planche verticale est fixée par des pattes métalliques aux membrures.

L’eau est un régulateur thermique efficace, toujours plus froide que l’air en été et plus chaude que lui en hiver (rarement sous la barre des 0°C et toujours positive à 15 centimètres sous la surface). Mais en hiver, elle est bien plus froide que la température ambiante désirée. Si le revêtement de sol repose directement sur les varangues , une isolation n’est pas inutile ; par contre, si le lest ou le vide technique mesurent une cinquantaine de centimètres d’épaisseur, il s’agit déjà d’une isolation.

L’appartement d’origine situé à l’arrière demande réflexion. Souvent, il est encore meublé, avec ses boiseries et ses vitraux d’origine, mais jamais il n’aura été isolé car il est très petit et que le chauffage ne coûte rien aux mariniers. Un choix est donc à faire : soit la restauration, soit la destruction suivie d’un travail d’isolation. Il est également possible d’isoler le rouf par l’extérieur en le recouvrant de sédum, petites plantes de rocailles à feuilles larges et grasses. Une profondeur de 4 à 5 centimètres de terre suffit. Ces plantes ne nécessitent pas d’entretien, camouflent le bruit de la pluie et régulent la température intérieure.

Un isolant acoustique est nécessaire au niveau des parties les plus bruyantes du bateau, telles que la salle des machines, le groupe électrogène ou certains plafonds qui résonnent ; les écoutilles doivent être solidarisées et fixées aux denbords pour éviter de vibrer au vent. Cependant, il n’est pas utile sur la coque. Les bruits venant de l’extérieur ne s’entendent pas. En effet, le bateau étant sur l’eau, le principe de la dalle flottante est d’application. Aucun bruit extérieur n’entre et aucun bruit intérieur ne sort, si portes et fenêtres sont fermées.

 
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