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L'histoire de l'habitat flottant Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cécile   

habitat flottantL’habitat flottant n’est pas un phénomène nouveau. En effet, il était déjà pratiqué il y a plus d’une centaine d’années, voire même avant, par des peintres et des artistes. Déjà, au milieu du XIXe siècle, le peintre Charles-François Daubigny se fit construire Le Botin, une péniche dans laquelle il vécut et travailla tout en explorant la Seine. En 1877, Robert Louis Stevenson traça la première carte de son Ile au trésor à bord de sa péniche parisienne Les onze mille vierges.

Au début du XXe siècle, le futur maréchal français Joseph Joffre se fit aménager une péniche sans moteur, qu’il amarra près de l’écluse de Bougival, en Ile-de-France. Il y vécut pendant et après la Grande Guerre. Il y installa son bureau, qu’il relia même par une ligne téléphonique à l’écluse.

Ces personnages originaux inspirèrent la population aisée et aristocratique de Paris. Les plus exigeants allèrent jusqu’à monter un groupe électrogène sur leur embarcation. Ils disposaient aussi d’eau courante, stockée dans des réservoirs sur le toit, qui arrivait par gravitation dans les robinets. Pendant ce temps, à terre, peu de gens possédaient ce type de confort. Certaines zones rurales n’étaient pas encore équipées en électricité, eau, égouts ou téléphone.

En 1929, Georges Simenon fit le tour des canaux français à bord de sa péniche L’Ostrogoth, puis l’installa sur les bords de la Seine parisienne pendant trois ans. Après la deuxième guerre mondiale, ce fut au tour des Américains restés à Paris, dont l’acteur Sterling Hayden, de s'établir sur les bords de la Seine. La génération de ‘68 fut également tentée par l’anti-conformisme des bateaux-logements, cet espace étant l’endroit idéal pour contester l’ordre établi. Les architectes, eux, découvrirent la possibilité d’exploiter la lumière zénithale et de créer une architecture d’intérieur novatrice dans l’esprit du loft.

En 1975, des pénichards parisiens résistant à leur expulsion, créent une association de défense de l’habitat fluvial. Ce n’est que vingt ans plus tard qu’ils obtinrent une certaine reconnaissance et un statut. Le nombre d’emplacements fut régularisé, des équipements favorisèrent l’installation de péniches d’habitation et d’animation (bars, restaurants, salles de spectacle…).

Dans les années 1980 et 1990, des personnalités du show-biz (Pierre Richard, Isabelle Adjani, Michel Galabru, Marie Trintignant…) et des médias, ainsi que des cadres, des diplomates et bien d’autres se laissèrent séduire par l’habitat sur l’eau. Cette formule permettait de disposer d’une grande surface habitable au cœur de Paris pour un prix dérisoire.

En France, on trouve plusieurs milliers de péniches-logements, elles sont généralement luxueusement équipées. Chez nous, le phénomène est encore anecdotique et, dans bien des cas, le fait de marginaux.

Aujourd’hui, ce phénomène est en pleine expansion. En Belgique, les habitants des fleuves et des canaux viennent de tous les milieux sociaux. Entre eux règne une ambiance populaire, voire familiale. Leurs relations sont conviviales, autant par goût que par nécessité.

En effet, l’expérience des anciens est souvent fort utile aux novices. De même, une certaine entraide existe entre pénichards et bateliers. Souvent, un batelier partant à la retraite cède son bateau à quelqu’un qui en fera son logement, et des relations se maintiennent entre ancien et nouvel occupants.

 
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