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L'eau potable Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cécile   

Toutes les péniches possèdent des cuves où est stockée l’eau potable. Celles-ci ont une capacité entre 1 000 et 5 000 litres. La quantité n’est pas un problème pour une péniche lestée  à l’eau qui peut contenir jusqu’à 30 000 litres. Le plus fréquent est une cuve confectionnée sur toute la largeur du bateau (4 m), à l’arrière, sur 50 centimètres de long et sur 60 centimètres de haut, offrant déjà une capacité de 1 200 litres. Le fait de la situer devant la cale à moteur permet de réduire en partie la transmission des bruits mécaniques vers les parties habitées. Selon le plan d’aménagement, chacun peut disposer d’autres cuves à des endroits différents. Il est important de réaliser un pontage entre toutes les cuves et d’équilibrer leurs masses respectives pour maintenir l’horizontalité du bateau, élément à prendre en compte pour tous les réservoirs (fuel, eaux usées…).

 

Les cuves en plastique alimentaire ou en acier inoxydable ne nécessitent pas de précaution particulière. Elles doivent posséder une jauge facilement consultable. Avec l’habitude, les habitants établissent des graduations non pas en litres, mais en jours d’utilisation. Le chantier chargé de la création des cuves aménagera une trappe de nettoyage dont il faudra tenir compte lors de la pose du plancher.

Pour obtenir de la pression aux points de puisage, on utilise un groupe hydrophore, une pompe électrique associée à un petit réservoir sous pression. Par rapport à la plaisance, les quantités de stockage sont fabuleuses, ce qui n’empêche pas d’être vigilant quant à la consommation (douches, lave-vaisselle, chasse d’eau…) afin de ne pas être en manque au mauvais moment. Une chasse d’eau qui fuit vide la réserve d’eau mais fait surtout tourner le groupe hydrophore et la pompe de relevage (cf. infra) en permanence, provoquant bruit et consommation d’électricité.

Les tuyauteries d’alimentation peuvent être en cuivre ou en matière thermoplastique semi-rigide, préférée par les particuliers pour leur facilité à se scier, se courber et s’assembler sans soudure. Cependant, les tuyaux en cuivre fournissent une meilleure protection contre les chocs, les acides ou les frottements. Ils doivent être apparents ou très aisément accessibles. Les circuits doivent pouvoir être facilement vidangés (purgeurs) en cas de gel intense ou d’intervention quelconque.

Le plein d’eau se fait aux écluses, aux stations de fuel ou grâce à des bateaux d’approvisionnement en eau. Lors d’un stationnement de longue durée, il est également possible de se brancher sur le réseau de distribution public. Il faut cependant protéger toute l’installation extérieure contre le gel. Dans les stationnements irréguliers, mais néanmoins tolérés, il est possible de faire appel à une entreprise d’avitaillement, qui viendra avec un bateau-citerne afin de transvaser les mètres cubes d’eau nécessaires. Lors d’un voyage, les cuves peuvent être remplies dans les ports de plaisance, aux points d’eau de l’administration dans les cités batelières ou aux robinets d’écluses. Cependant, le temps de remplissage est extrêmement long.

Une autre solution est de traiter soi-même l’eau de rivière pour tous les usages domestiques, voire même la boisson. Les cuves sont remplacées par un réservoir-tampon et une batterie de filtres qui ne dépasse pas 1 m_, volume beaucoup moins encombrant que les cuves de stockage. Un groupe de pression envoie l’eau du fleuve dans un préfiltre à cartouche jetable et y injecte du chlore. Après décantation, l’eau passe dans un filtre à charbon actif. A ce stade, l’eau est utilisable et sans odeur. Pour obtenir de l’eau potable, on peut rajouter dans le circuit un filtre supplémentaire ou un stérilisateur à ultra-violet donnant une parfaite sécurité bactériologique. Le système complet revient à environ 4 500 €.

Une technique plus récente est celle de l’épuration par osmose inverse. Dans ce procédé, l’eau de la rivière, sous haute pression, passe à travers une membrane microporeuse. L’appareil est moins volumineux (50 cm2) et moins cher (3 000 €). Au final, en comptant le prix des cuves, de la tuyauterie et de l’hydrophore, ainsi que le gain de place, cette solution est considérée comme la meilleure.

La plus grande consommation d’eau étant due à la chasse des toilettes, beaucoup ne les relient pas au groupe hydrophore. Ils remplissent le réservoir de la chasse avec une pompe à main fixée à la cloison. La pompe puise l’eau du fleuve par une vanne au fond de la coque. A 15 centimètres sous la surface, l’eau ne gèle jamais. L’utilisation est très simple, le matériel bon marché et l’installation autonome. Cet équipement doit être prévu lorsque le bateau est tiré à terre parce qu’il faut faire placer une vanne sous la ligne de flottaison.

 
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