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Le chauffage Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cécile   

Les mariniers se sont toujours bien chauffés, surtout lorsqu’ils transportent du charbon ou du fuel car la coutume les autorise à prélever dans la cargaison ce qui leur est nécessaire. C’est pourquoi il y a toujours un poêle à charbon ou une cheminée dans le logement d’origine et qu’un rouf n’est jamais isolé.

Le chauffage n’exige pas d’être surpuissant sur un bateau. En effet, près d’un tiers de la surface extérieure baigne dans un milieu à température presque constante : l’eau.

 

En matière de chauffage, tout existe et tout est possible, du plus rustique au plus moderne. Les chauffages se classent en deux catégories : ceux qui se passent d’électricité et ceux pour qui elle est indispensable. La minorité navigante étant sensible à l’autonomie, elle préfère les combustibles tels que le bois, le charbon et le fuel sous diverses combinaisons, avec un chauffe-bain à gaz pour l’eau chaude sanitaire.

Aujourd’hui, le feu de bois est une solution fort prisée des pénichards. Les seules contraintes d’un foyer ouvert sont la hauteur totale du conduit d’évacuation, limitée au tirant d’air , une aération suffisante des locaux et un endroit pour stocker le bois, prévu dès la conception du bateau. Si le tirage est insuffisant, on l’accélère avec un tourniquet actionné par le vent. En général, ce genre de chauffage est complété par un convecteur électrique d’appoint dans les cabines pour les péniches reliées au réseau ou un poêle à fuel pour les voyageurs.

Deux ou trois poêles à fuel peuvent être répartis à des points vitaux du bateau et réglés à puissances variées. On appelle cette méthode le chauffage divisé. Les avantages sont une grande simplicité à l’installation, l’autonomie totale, le prix modéré et la souplesse d’emploi. Le fuel dégage une odeur un peu grasse et sucrée, qui pourrait en déranger plus d’un. Une solution à ce problème existe : le fuel désodorisé. Les points de vente de fuel étant de plus en plus rares sur les voies d’eau, les péniches possèdent des réservoirs de gros volume. Les pénichards à quai se font livrer le fuel par camion-citerne depuis la berge.

Pour une petite installation simplifiée, le fuel peut être le gazole de moteur. Le prix est élevé mais il n’y alors qu’un seul réservoir, moins de tuyaux et moins de volume. Cependant, le contraire (donner du fuel détaxé au moteur) n’est pas à faire, au risque d’avoir de gros ennuis fiscaux.

Les mariniers utilisent le gaz pour la cuisine, le réfrigérateur et la lessiveuse. Les pénichards l’utilisent surtout pour l’eau chaude sanitaire ou le chauffage, plus rarement pour le réfrigérateur. Il est livré en grandes bouteilles et se stocke obligatoirement sur le pont, dans un compartiment sous clé et ventilé.

Les systèmes de chauffage nécessitant un branchement électrique peuvent convenir également. La grande majorité des péniches reste à quai et est branchée sur le réseau de distribution. En navigation, la génératrice du moteur principal  ou un groupe électrogène indépendant seront nécessaires (cf. supra).
Le chauffage central peut s’installer comme dans une maison ordinaire. Il a l’avantage de fournir facilement de l’eau chaude sanitaire.

Entouré d’une eau gratuite et inépuisable, il est évident de penser aux pompes à chaleur. Il s’agit de puiser l’eau tempérée, d’en tirer les calories et de la rejeter froide. La pompe à chaleur eau-eau est très efficace, mais ses inconvénients tempèrent une bonne part de ses avantages : consommation d’électricité (chère en autonomie), bruit constant de la pompe, et un système d’aspiration sous la coque qui entraîne avec lui de la vase et des feuilles mortes, nécessitant une installation de filtres et leur surveillance.

Pour les petites installations flottantes, le chauffage à air chaud peut également convenir. Il n’y a pas de risque de dommage par le gel et la mise en température est immédiate. L’air chaud  combat l’humidité et la soufflerie peut servir de ventilation durant les périodes estivales. Inconvénients : le bruit et l’empoussièrement des lieux.
Enfin, certains optent pour le chauffage tout électrique : facilité d’installation et d’emploi, sécurité, faible encombrement. Mais la puissance électrique nécessaire interdit définitivement de quitter le quai.

Plus que dans une maison, la production de flamme dans un bateau nécessite des précautions particulières, tant à cause du risque d’incendie que des gaz nocifs plus lourds que l’air qui peut s’accumuler au fond de la cale sans aucun moyen de s’échapper. Une installation au gaz sera placée impérativement par un installateur agréé. Une ventilation soigneusement étudiée et les détecteurs appropriés (fumée, CO, butane…) s’imposent. Une évacuation de secours, située à l’opposée de l’escalier principal, est également à conseiller, escalier de secours ou fenêtres de plus grande taille…

 
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